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Le 22/07/2015 08:13 Il y a : 2 année(s)

Tour de France : l’agriculture lozérienne se fait entendre

Catégorie : Actu Internet

La Chambre d’Agriculture a rencontré le conseiller agricole de la Présidence de la République lors du passage du Tour de France en Lozère. L’occasion d’aborder les sujets d’actualités comme la sécheresse, la mévente des produits agricoles, les dégâts causés par le loup et les décisions budgétaires de l’Etat défavorables pour la ruralité et la Chambre d’Agriculture de la Lozère.

Ce Samedi dix-huit juillet à l’occasion du passage du Tour de France et de la venue du Président de la République, la Chambre d’Agriculture, a demandé et a été reçue par M. Philippe Vinçon, Conseiller agricole de la Présidence de la République.

Christine VALENTIN, Julien TUFFERY et Olivier BOULAT ont détaillé au Conseiller de la Présidence de la République les conséquences de la sècheresse qui sévit sur le département. Le Directeur de la DDT, René-Paul LOMI a confirmé les propos de la Chambre d’Agriculture face à la situation de sècheresse. Le déficit hydrique subit depuis le mois de mai et les fortes chaleurs ressenties de ces dernières semaines ont amené, début juillet, les élus de la Chambre d'Agriculture à demander à l’Etat la mise en place d’une procédure calamités agricoles.

Sécheresse
Les premières coupes de récolte sont plus faibles qu’une année normale, mais c’est particulièrement l’absence de deuxième coupe et de repousse dans les pâturages qui impactent les exploitations agricoles du département. Avec plus d’un mois d’avance les éleveurs ont commencé à distribuer les fourrages aux animaux dès ce 15 juillet : « l’hiver sera long », prévient Christine VALENTIN « il faut vite trouver de la trésorerie sur nos exploitations lozériennes pour prévenir le manque de fourrage : fonds calamité, avance du versement des aides, mobilisation des collectivités, … », tout doit être envisagé.

La crise des filières d’élevage
Après une présentation de la démarche « viande de France » et un retour sur la situation de mévente des produits carnés français, notamment l’export vers les pays du Maghreb et le marché italien avec la difficulté de l'engraissement, Olivier BOULAT a exprimé le désarroi de l'ensemble des filières de l’élevage. Le marché de la viande est déstabilisé et la production laitière n’est pas épargnée avec des prix de vente du lait bien en dessous des coûts de production. Une situation très difficile pour les exploitations qui ont toutes des charges non compressibles. Des dispositifs de désendettement des fermes françaises doivent être mis en place de toute urgence. Certains sont déjà en situation très critique. Il est urgent que le gouvernement tape du poing sur la table pour que des accords équilibrés soient respectés.

La problématique du loup
Avec 53 brebis mortes au 10 juillet où le loup est  reconnu coupable, le bilan des attaques de loup pour 2015 est déjà terrifiant en Lozère. Les responsables professionnels ont exigé du gouvernement la mise en place de mesures d’urgence permettant l’abattage de loups dans tous les départements où cet animal est présent. La Présidente de la Chambre d’Agriculture n'a pas mâché ses mots pour relayer la détresse des éleveurs dont les troupeaux sont attaqués et qui doivent laisser les bêtes à l'intérieur, seul moyen de protection vraiment efficace. Julien TUFFERY a argumenté auprès du Conseiller, chiffres à l'appui, la montée en puissance des dégâts occasionnés par ce prédateur tout en s’interrogeant : « Comment des éleveurs seront encore présents demain sur ce territoire reconnu au patrimoine mondial de l’Unesco au titre de l’agropastoralisme ? »

La Loi de finance
La situation des Chambres d’Agriculture et la Loi des Finances ont également été abordées par Christine VALENTIN. Elle a exprimé son inquiétude de voir une nouvelle baisse des ressources publiques des Chambres d’Agriculture en 2016 alors que leur fonds de roulement vient d’être amputé de la trésorerie qui permettait jusque-là d’attendre le paiement des prestations par les agriculteurs. « Nous sommes dans des zones rurales peu peuplées où seules les Chambres d'Agriculture sont présentes pour répondre aux  besoins de leurs ressortissants » a expliqué la Présidente. « En Lozère, comme ailleurs on doit avoir droit au conseil en élevage, en agronomie, à l’accompagnement des installations, des stratégies d’entreprise, … ! ». En effet ici plus qu’ailleurs ces services ont un coût, celui du temps passé sur la route entre deux agriculteurs, celui de la présence sur le territoire des quatre Pôles sur Florac, Langogne, Marvejols et St Chely, celui des déplacements vers Montpellier et bientôt Toulouse. Et la Présidente de préciser : « Ce n'est pas en nous enlevant des moyens que nous pourrons faire des progrès ! Alors que la Région passe de 5 à 13 départements, il me semble impératif de renforcer notre proximité avec les agriculteurs », d’autant qu’avec un taux d’installation et un taux d’investissements records, l’agriculture lozérienne démontre son dynamisme et la bonne efficience des crédits engagés.

 

 


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